Palmarès 2019 !

Thème libre

Divin J’X Agossa

Le pot de miel, 1er Prix

Akotchayé Divin J’x Agossa est un créatif béninois à suivre de très près. né en 1998 à Parakou, Divin réside à Dassa-zoumé. Autodidacte, il a travaillé comme décorateur cinéma au côté de son père de qui il tient sa passion pour le dessin et l’illustration. Il a réalisé des portraits décoratifs pour la FACI en 2017, 2018 et 2019.

Il a participé au prix Hervé Gigot 2019 dans l’intention d’explorer une autre dimension de l’art plastique et faire valoir ses compétences.

Mettant en relief avec brio toutes les émotions de son personnage qu’on peut suivre à mesure qu’elle va de la curiosité à la peur, l’hésitation, la tristesse, la colère etc. il manie les couleurs avec beaucoup de brio. Il veut ses couleurs tantôt sombres, tantôt vives, suggérant des personnages submergés par leurs émotions et leur pensées dans des plans variés.

Cédric Adda

L’aiglon. 2ème prix.

Cédric Oluwafemi Adda est auteur de Bande dessinée. Il est l’auteur de la Bande déssinée Hoovi (Star édition) et co-auteur de plusieurs livres illustrées. Oluwafèmi est également membre de l’association des storyboaders du Bénin (AS-BENIN).

Lauréat du prix Hervé Gigot 2021, sa proposition est une double réflexion sur la thématique du changement climatique et sur la place des plus faibles dans notre société.

Les infirmités qui nous affectent directement constituent des blocages énormes, nous empêchant de réaliser de grandes choses. Mais ces handicaps doivent être notre motivation. Ce message à la jeunesse africaine est plein de sens et de richesse aujourd’hui.

Cédric innove en personnifiant les animaux. Dotés de parole, il sont les principaux protagonistes de son histoire qui se déroule en plein coeur de la clairière. Ainsi il est plus facile de saisir l’attention du jeune public et faire passer un message.

Le crayonné est entièrement réalisé à la main suivi d’un traitement des couleur en PAO pour symboliser la mixité des approches contemporaines de création.

Cédric veut nous monter que le courage et la détermination dans des conditions de désespoir total. permettent de réaliser des exploits.

Olivier Lizot

Kokou et l’arbre à palabres. 3ème prix.

Olivier Lizot est un passionné de l’Afrique et de son histoire. Il y passe une partie de son temps. De ces voyages, il rapporte des souvenirs mais aussi des dessins, des peintures, des idées de projets potentiels, etc. Peintre et graveur autodidacte, il s’est formé dès 1999 aux techniques de base (perpective, théorie de couleur, étude de l’anatomie, étude du paysage…)

Il a par suite fait de nombreuses expérience de formation notamment avec Pierre et Ibéria Lanoë sur les techniques degravures en creux ( aquatinte, pointe sèche, sucre…), avec Ian Gordon Roe, Osvaldo Monsalve, François Bouloré sur les techniques de paysage, de portrait et de gravure. Il a également acquis, auprès de Andrzej Mielniczek, restaurateur d’art agréé des Musées Nationaux de France, de l’expérience en techniques de restauration des tableaux, et en technologies de la peinture à huile.

Initié à diverses techniques de dessin de paysage telles que l’estampe, la gravure sur bois, le livre d’artiste, etc., ses thèmes de prédilection sont : les paysages, les portraits, les scènes d’intérieur, la nature morte, les illustration naturalistes (oiseaux, mammifères…). Avec à son actif déjà une douzaine d’exposition personnelles et une douzaine d’exposition collectives (Arts Vagabons (2015), Fête de la fleur (2002), Galerie 113 exposition avec Hanri Terrès (2013), il a reçu le prix du Crédit Agricole à la Biennale d’art de Loudun (2003) et le premier prix du concours à l’huile Rochechouart en (2004).

La réflexion de Olivier repose sur deux choses universelles, profondément ancrées à l’identité africaine : le conte et l’arbre à palabre. En effet, l’aventure que vivent Kokou, Akwa et Yemké et leurs amis les animaux les conduit au pied de l’arbre où la connaissance est échangée.

Olivier a choisi de travailler les illustration avec un nombre restreint de matériaux ( l’huile, le fusain, la pierre noire) et de techniques ( lavis réhaussé).

La couleur principale est le noir d’ivoire. Dilué à la térébenthine, frotté avec les doigts ou rehaussé de fusain et de pierre noire, il se combine au carton très lisse et donne une teinte sépia.

Le résultat rappelle un peu la gravure mais il est beaucoup plus rapide et permet des corrections. le sépia confère un certain mystère au images et convient au thème de l’histoire.

L’usage de cette technique unique en camaïeu peut aussi apporter une certaine monotonie. C’est pour cela qu’il a choisi d’agrémenter le récit de petits dessins à l’ocre rouge (peinture à huile). Cette couleur est aussi un rappel au terres africaines riches en fer (latérites).